Tout au long de l’exposition ʻARIOI TŪ‘ORO, les œuvres n’étaient pas seulement présentées au regard du public : elles étaient régulièrement activées par les artistes eux-mêmes. Fidèle à l’esprit des ʻArioi, où les arts étaient indissociables du mouvement, du chant, de la parole et du rituel, l’exposition s’est transformée en espace vivant de rencontre et de transmission.
Au cœur de cette activation collective, Hinatea Colombani et Moeava Meder ont fait dialoguer tapa, gestes cérémoniels et savoirs ancestraux.
Autour des œuvres, les artistes ont partagé récits, chants, réflexions et échanges avec les visiteurs, ouvrant des espaces de discussion sur les cosmologies polynésiennes, les savoir-faire ancestraux et la place des héritages culturels dans la création contemporaine.
Ces moments d’activation ont progressivement transformé la salle Muriāvai en un espace de circulation entre passé et présent, visible et invisible. Les œuvres cessaient alors d’être de simples objets exposés pour redevenir ce qu’elles avaient toujours été : des vecteurs de lien, de transmission et d’invocation.
À travers ʻARIOI TŪ‘ORO, les artistes ont rappelé que les savoirs ne vivent pleinement que lorsqu’ils sont partagés, incarnés et remis en mouvement.