Lors de la Biennale of Sydney, une activation rituelle conduite par Bernard Pena Macaore a ouvert un espace de transmission et de circulation entre les artistes et les participants. Porteur et passeur de savoirs en Nouvelle-Zélande, il a mené le rituel avant de laisser progressivement la scène aux autres présences océaniennes invitées à poursuivre l’activation.
À la suite de cette ouverture cérémonielle, Hinatea Colombani a partagé un chant d’unification issu des traditions polynésiennes. Le chant invoquait le nom d’une pieuvre mythique reliant symboliquement les clans dans un mouvement de paix, d’alliance et de reconnexion.
Peu à peu, le corps est devenu langage. Par le mouvement, Hinatea a engagé une gestuelle lente et organique, invitant les participants à suivre ses déplacements, ses respirations et ses élans. L’espace performatif s’est alors transformé en une expérience collective fondée sur l’écoute, la présence et une forme d’humanité sincère.
Ici, la performance ne cherchait pas à produire un spectacle, mais à activer une relation. Un moment où les corps, les voix et les souffles pouvaient temporairement se synchroniser autour d’une mémoire océanienne vivante.



